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La garde présidentielle au secours Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Ecrit par APA, le 23-06-2008 00:15

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Publié dans : Actualités, Social



La garde présidentielle appelée à sécuriser Conakry, en l’absence de la police

APA-Conakry (Guinée) Face à l’insécurité grandissante dans la capitale guinéenne, suite au mouvement de grogne déclenché par la police guinéenne, depuis lundi dernier, les bérets rouges du Bataillon autonome des troupes aéroportées (BATA), basés au camp Alpha Yaya Diallo, auraient été sollicités pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, a appris APA de sources militaires.

Ainsi, durant la nuit, dans les rues de Conakry, on rencontre fréquemment des colonnes de camions militaires, en patrouille, selon des témoins.

Des camions ayant à leur bord, des éléments fidèles au Sous-lieutenant Claude Pivi alias Coplan, le porte-parole des mutins, qui après avoir revendiqué par des tirs des arriérés de soldes, à la fin du mois de mai, ont fini par se calmer, ayant obtenu satisfaction sur l’essentiel de leur plate forme revendicative.

’’Coplan’’ qui a conduit les opérations contre la police, ne cache plus son dévouement au Président Lansana Conté, qu’il appelle affectueusement ‘’Papa président’’.

La grogne des policiers a permis à des centaines de bandits de recouvrer la liberté, ce qui du coup, a replongé la capitale guinéenne dans l’insécurité.

Conakry qui était déjà confrontée à une situation sécuritaire, avec la montée de la criminalité, ayant pour conséquence la multiplication des cas d’homicides, des vols à mains armées et autres viols, est devenue aujourd’hui une ville très dangereuse, avec la fermeture de tous les commissariats de police pour cause de grève.

Les incidents survenus suite au déclenchement du mouvement de grève lundi dernier, avec des échanges de tirs entre des bérets rouges et des policiers, a permis aux détenus qui se trouvaient dans des cellules des commissariats de se faire la belle.

Certains auraient été libérés tout simplement par des agents de police nerveux, selon des témoins.

Ces hors la loi qui sont pour la plupart des récidivistes, s’étant illustrés dans des crimes abominables le plus souvent, représentent un danger pour les paisibles citoyens.

Et cela a créé une psychose chez les habitants de Conakry, qui se voient ainsi exposés, sans aucune défense.

APA



Dernière mise à jour : 23-06-2008 00:15

   
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