| Trente-sept journalistes africains sous les verrous |
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| Écrit par A.Foulah Diallo | |
| 30-04-2008 | |
Trente-sept journalistes africains sous les verrousSyfia France) Depuis une vingtaine d'années, un peu partout sur la planète, le 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse, est l'occasion d'informer le public des violations du droit à la liberté d’expression. Sur son site, Reporters sans frontières (RSF) met en ligne un Baromètre de la liberté de la presse 2008. En lettres rouge sang apparaissent le nombre de journalistes et de collaborateurs tués (9), ainsi que le nombre de journalistes, de collaborateurs et de cyberdissidents emprisonnés (200) dans le monde. Si, depuis le début de l'année, aucun confrère n'a été assassiné en Afrique, sur ce même continent, ils sont en revanche 37 (journalistes, collaborateurs et cyberdissidents) à être actuellement sous les verrous, l'un d'eux depuis 35 ans. En tête de ce triste palmarès, l'Erythrée retient 18 journalistes dans ses geôles, suivie par l'Éthiopie (7), l'Égypte, la Libye et le Niger (2) ; la Gambie, le Maroc, le Nigeria, le Rwanda, la Somalie et la Tunisie (1). Dans son Rapport annuel 2008, RSF exprime son inquiétude quant au sort des journalistes qui couvrent les conflits en cours, notamment en Somalie, au Niger et au Tchad.
Dans l'analyse régionale consacrée à l'Afrique, le rapport parle "d'année éprouvante" et note que, en dehors des "prédateurs habituels" (Érythrée, Éthiopie, Zimbabwe, Gambie) et de certains autres (RDC, Somalie, Rwanda, Guinée équatoriale), "même au Mali et au Bénin, pays auparavant considérés comme des modèles pour le respect de la liberté de la presse, les présidents Amadou Toumani Touré et Yayi Boni ont, au moins une fois en 2007, décroché leur téléphone pour faire envoyer des journalistes déplaisants en prison." |
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| Dernière mise à jour : ( 13-10-2008 ) |
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