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Analyse Critique du decret de Restructuration des ministères Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Ecrit par A.Foulah Diallo, le 25-04-2008 22:12

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Publié dans : Actualités, Politique



Analyse Critique du decret de Restructuration des ministères et secrétariats généraux

Conformément à l’article 37 de la loi fondamentale, citation « Le Président de la République de Guinée veille au respect de la Loi fondamentale. Il assure le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et la continuité de l’Etat. Il détermine et conduit la politique de la Nation » fin de citation.

Afin d’être en conformité avec l’article 37 de la loi fondamentale, le deuxième paragraphe de l’article 178, chapitre I des Dispositions Générales définissant les Missions et Attributions du Secrétaire Général de la Présidence doit être modifié comme suit :

Au lieu de :

« Le Secrétaire Général de la Présidence appuie le chef de l’Etat dans ses missions de conception et d’orientation de la politique Générale de la Nation. Il contrôle l’action Gouvernementale et assure le fonctionnement régulier des pouvoir publics et la continuité de l’Etat ».

Il faut dire que « Le Secrétaire Général appuie le Chef de l’Etat dans ses missions :

de conception et d’orientation de la Politique Générale de la Nation ;
de contrôle de l’action Gouvernementale ;
de maintien du fonctionnement régulier des Pouvoirs Publics ;
de continuité de l’Etat ».

Nous sommes amenés à nous demander en définitive d’où est venue cette faute grave de conception et d’élaboration de ce paragraphe qui a fait couler beaucoup d’encre et de salives dont la seule victime innocente a été Monsieur Sam Mamady SOUMAH, Secrétaire Général de la Présidence ; un haut Cadre intègre aux mains propres qui se retrouve aujourd’hui à la merci de la vindicte populaire et des confusionnistes de tout  bord.

Cette faute grave, comparable à un coup d’Etat constitutionnel, a été fabriquée et montée de toute pièce au Ministère de l’Emploi, de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Administration. Car la Direction Nationale de la Modernisation de l’Administration au MEFPRA détient tous les outils la permettant d’élaborer la structure organique de l’Administration Publique et Para Publique selon les règles de l’art.

Or des cadres compétents ayant une expérience longue d’au moins 20 ans travaillent à la Direction de la Modernisation de l’Administration Publique (anciennement  appelée Bureau de stratégies et de Programme de la Réforme Administrative (BSPRA).

Pourquoi cette machination qui a mis le Secrétaire Général de la Présidence sur le dos  du Président de la République, de la Société civile, de la Primature et de  l’Assemblée Nationale ?

Il faut poser la question à la fameuse commission présidée par le Secrétaire Général du Ministère de l’Emploi, de la Fonction Publique et de la Réforme de l’Administration qui avait été mise en place pour centraliser et contrôler tous les textes de restructuration. Dans cette affaire, dès les premières heures de cacophonie Monsieur Maxime YOMBOUNO, Directeur de la Modernisation de l’Administration a été immédiatement suspendu de ses fonctions et réhabilité quelques jours plus tard. A-t-on cherché a situer la responsabilité de cette faute au Département de la Fonction Publique ? Ou bien c’est le même scénario des faux arrêtés qui recommence et qui cache une situation ténébreuse par les soins de l’actuel occupant de la maison Fonction Publique.

Plus loin, l’Analyse de la Restructuration des Ministères et Secrétariats Généraux décèle certaines insuffisances et contradictions notoires, sur lesquelles chaque cadre conscient et soucieux de l’avenir de la Nation doit réfléchir. Il s’agit notamment :

Tous les Ministères ont des conseillers chargés des questions juridiques à l’exception du Ministère de l’Education Nationale qui gère pourtant des contrats et des grands projets qui méritent tous un toilettage juridique.

Les structures dans l’ensemble ont été élaborées de façon personnifiée, alors que certains services peuvent être fusionnés dans le souci d’une économie.

Personne n’a critiqué le fait que le Secrétaire Général du Gouvernement, sous l’autorité du Président de la République, appuie le Premier Ministre dans sa mission de coordination de l’action Gouvernementale (voir article 186 du chapitre I des dispositions Générales du Secrétariat Général du Gouvernement).

Alors pourquoi tout le monde s’égosille quand le Secrétaire Général de la Présidence appuie le Président de la République dans sa mission de contrôle de l’action Gouvernementale, de fonctionnement régulier des Pouvoirs Publics et de continuité de l’Etat ?

Cela est clair, car qui  veut tuer  son chien, l’accuse de rage même s’il est utile.



Il ne faut pas perdre de vue que nous sommes dans un régime Présidentiel.
Le Président de la République est élu par l’ensemble du Peuple de Guinée pour un mandat de 7 ans exclusif.

Le peuple a exigé qu’un Gouvernement (fut-il de consensus) soit mis en place avec un Premier Ministre Chef de Gouvernement suite à l’accord du Président de la République,  des Institutions Républicaines, de la Société Civile (Syndicat y compris) et des sages.

Que le Gouvernement de consensus fasse son travail conformément à l’exigence du Peuple et qu’il laisse au peuple le droit d’apprécier et de prendre les dispositions  en conséquence.

Que le comité de veille dans toutes ses composantes fasse son boulot et informe correctement le Peuple, car ce Peuple a trop souffert de cacophonies, des incompréhensions, de la mal gouvernance et du perpétuel recommencement.
A.Foulah Diallo



Dernière mise à jour : 25-04-2008 22:13

   
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