| Ecrit par A.Foulah Diallo,
le 24-03-2008 21:48
|
Favoris : Aucun |
Publié dans : Actualités, Politique |
L'Assemblée nationale Guinéenne proteste énergiquement !
Après le conseil national de la communication, le collectif des avocats, c'est le tour de l'assemblée nationale Guinéenne de condamner énergiquement l'arrestation et l'expulsion de Chantal Cole, P-DG de Alo-Guinée. Ainsi, à travers une déclaration, signée par le Président de l'Assemblée Nationale Guinéenne, El hadj Aboubacar Somparé, l'expulsion de Chantal Cole par les services de sécurité est vivement condamnée par le parlementaire guinéen.
A travers cette déclaration, l'Assemblée nationale Guinéenne proteste contre cette expulsion de Chantal Cole dont voici la teneur:
En effet, la Guinée est un État de droit que nous nous efforçons de consolider, dans cette perspective, s'il y a eu diffamation sur la personne du Premier ministre, une plainte en bonne et due forme aurait dû être adressée au procureur laissant ainsi au tribunal le soin de dire le droit. De plus, il n'est nullement prévu ni dans le code pénal encore moins dans les textes fondamentaux de notion 'd'offense au Premier ministre'. Ce qui fait que le gouvernement ne peut passer que par l'entremise d'une procédure de droit commun en diffamation devant les tribunaux, aucune procédure exceptionnelle n'est possible.
Quoi que l'on puisse reprocher à Madame Chantal Cole en tant que Guinéenne, même si elle bénéficie de la double nationalité, elle est de ce seul fait inexpulsable. En l'état actuel des choses, l'expulsion correspondrait au bannissement. Hors le bannissement est une procédure de l'inquisition rejetée par tous les systèmes juridiques depuis des siècles.
Par ailleurs, il semble inadmissible que dans un contexte national aussi sensible que des pratiques d'un autre âge puissent avoir cours au niveau le plus officiel dans notre pays. Nous sommes dans un pays de droit, ce qui signifie que l'État lui même est soumis au droit.
Il serait souhaitable que le gouvernement prenne toutes les dispositions nécessaires pour corriger cette situation de fait préjudiciable à l'image de notre pays, tout en tenant compte des impératifs de la paix sociale et des exigences de l'État de droit.
A.Foulah Diallo
Dernière mise à jour : 24-03-2008 21:48
|