| Ecrit par A.Foulah Diallo,
le 28-08-2008 04:23
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Publié dans : Actualités, Politique |
La Crise Mauritanienne fait honte à la Francophonie !
Voilà une attitude “responsable” qui ne transcende en rien la position traditionnelle de ces gros “machins” promptes à pondre des résolutions qui ne résolvent rien. En entendant le président Abdou Diouf sur les antènes de RFI ce matin j’ai eu encore plus honte d’être Africain Noir.
Le simple fait que les Constitutions prévoient des dispositions à même de résoudre les éventuels problèmes politiques ne garanti en rien la mise en oeuvre de ces dispositions.
Les discussions avec les acteurs politiques mauritaniens auraient permi de déterminer les raisons pour lesquelles ces dispositions n'ont pas fonctionné; ce qui a, forcément, bloqué toute possibilité de résoudre les problèmes politiquement. Pourquoi ne pas indiquer - aux vues des élément exposés - qui a violé le règlement et comment? C'est en ce moment seulement qu'on peut avoir la légitimité de condamner le recours à la force; sans quoi, une telle condamnation constitue de fait un encouragement déguisé au despotisme.
Beaucoup de pays en Afrique sont bloqués comme ça et, les populations en patissent dans l’indifférence générale.
La Guinée est bloquée depuis vingt quatre ans et, les violences de Janvier/Février 2007 n’ont rien changé.
Depuis que le président Bongo est au pouvoir au Gabon, combien de présidents se sont succédés à la maison blanche aux État Unis?
Il faudrait qu’il y ai combien de victimes au Caméroune pour que le président Paul Biya fasse valoir son droit à la retraite.
Quel est la légitimité de M. Idriss Debby qui consacre toutes les ressoures du pays à l’achat d’armes pour faire face aux multiples rébellions contre son régime incapable de se convertir aux principes élémentaires de la démocratie.
La francophonie devrait dépasser le cadre stérile du langage diplomatique et entreprendre des actions concrètes permettant aux acteurs politiques et de la société civile des États membres à respecter les règles qu’ils se sont donnés pour gérer leur vie publique.
Ne pas hésiter à brandir un "carton jaune" à l’endroit d’un acteur qui aurait violé un dispositif de la loi; au lieu d’attendre que ce soit trop tard pour punir tout le monde (moins le bourreau que ses victimes). C’est inique et improductif.
DIALLO Saifoulaye
Conakry,
Dernière mise à jour : 28-08-2008 04:23
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