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Journées Nationales de dialogue et d’initiatives Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Ecrit par Idrissa DIALLO, le 17-08-2008 22:13

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Publié dans : Actualités, Social



Journées Nationales de dialogue et d’initiatives : Déclaration Finale

ambacedeao.jpgJournées nationales de dialogue et d'initiatives:
Voici le discours du diplomate de la CEDEA en Guinée:
Excellences Monsieur le ministre de la Réconciliation Nationale , de la Solidarité et des Relations avec les institutions,
Excellences messieurs / mesdames les ministres
Excellences les Présidents des Institutions républicaines
Excellences les chefs des missions diplomatiques et organisations internationales
Chers frères et chères sœurs de Guinée


Au nom de S.E Dr Mohamed Ibn CHAMBAS, Président de la Commission Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), je vous remercie pour l’insigne honneur qui m’a été fait en me donnant cette occasion de dire quelques mots.
Je félicite l’organisation de ce dialogue pour avoir réalisé un tel projet en ce moment dans l’histoire de la Guinée. C ’est un pas géant que vous avez enjambé. Je félicite également les caravaniers pour leur sacrifice et leur dévouement, malgré un accident fatal qui réclamé une vie. Ils ont sillonné le pays pour effectuer les concertations dont nous avons les résultats aujourd’hui.
J’ôte mon chapeau pour les vaillants peuples de Guinée pour l’atmosphère de paix et d’entente qui règne grâce auquel nous nous rassemblons ici aujourd’hui. Je félicite aussi le Conseil Economique et Social, le Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne, les Partis politiques, le Conseil des Sages, l’Intercentrale Syndicale et le Comité civilo-militaire pour leurs rôles divers et actifs dans le processus actuel. Je connais ainsi leur attachement au dialogue pour prévenir les conflits sans intervention de l’extérieur. Il est souhaitable que nous restions tous à bord du train de changement qui roulera en vitesse à régler par nous-mêmes.
Je dis un « grand merci »à notre sœur, l’inlassable mme Mbaranga Gasarabwe, Coordinatrice du Système des Nations Unies en Guinée qui ne cesse de faire des plaidoyers en faveur de la Guinée. Dans le même sens, je reconnais la contribution de notre collègue, Elizabeth Coté, la Représentante de IFES, une organisation non gouvernementale qui lutte incessamment en faveur de la démocratie.
Les caravaniers ont fait un bon travail. Les conclusions des concertations touchent toutes les couches sociales de la Guinée.
Il s’est dégagé clairement que les problèmes et contraintes qui nous confrontent n’ont ni région ni préfecture, ni couleur ni ethnie, ni religion ni parti politique. Il existe un dédire commun pour la disponibilité des denrées alimentaires de premières nécessités, l’eau potable, le service médial adéquat, l’éducation qualitative, l’infrastructure routière, le transport, l’électricité, l’énergie et la sécurité de nos vies et de nos biens.
Pour maintenant, le Programme Minimum d’Urgence (PMU) nous donne le temps de souffler et j’en félicite le gouvernement qui n’a ménagé aucun effort pour obtenir le soutien du Fond Monétaire International (FMI). Néanmoins, il est temps peut être, de nous pencher sur un programme périodique de développement national mesurable. La CEDEAO existe pour appuyer les pays membres dans leurs efforts de développement afin de réaliser le rêve d’intégration sous-régionale. Faisons ensemble donc. L’unité fait la force, dit-on !
Permettez-moi, monsieur le Président, de soutenir que nos archives en Afrique rebondissent de discours, des déclarations et des résolutions. Mais c’est la volonté et l’application qui nous manquent. La Guinée dont certains parmi nous sont toujours fiers, peut s’en dépasser. J’avais 11 ans quand la Guinée a eu son indépendance dans les circonstances que nous n’avons plus besoin de nous rappeler. Il y a bientôt 50 ans. Je pose donc certaines questions : quelle distance est-ce que nous avons parcouru depuis lors ? Où se trouve la Guinée panafricaine qui fut à l’avant-garde de l’indépendance en Afrique noire ? Qu’est- ce que nous avons fait de richesses naturelles et humaines et l’exploitation de nos minéraux ? Quel bilan allons-nous faire au compte de la génération actuelle, surtout la jeunesse guinéenne ? Le constat est peut être évident.
Est-ce que ce n’est pas à notre intérêt de suspendre un peut notre relaxation ? La CEDEAO , dont la Guinée est membre fondateur attend un plan d’action.
Excellences, Mesdames et messieurs,
Sans aucun doute la Guinée a une histoire riche, un passé glorieux et un peuple fier. Depuis Janvier/Février 2007, il y a bientôt 20 mois- le vocabulaire « changement » est devenu un mot que tout le monde connaît en Guinée. Nous avons aperçu notre image, notre réflexion dans le miroir du temps et nous nous sommes rendus compte de la nécessité de changer. Nous avons décidé de changer pour le mieux, pas nécessairement changement d’apparence, mais notre moyen de réagir aux problèmes de croissance et de diriger nos affaires dans tous les domaines, surtout au niveau politique, économique et social. La Guinée a choisi la voie de la paix et de la bonne gouvernance en épousant le dialogue et la consolidation de la démocratie. La CEDEAO et d’autres partenaires ne peuvent qu’appuyer la décision que la Guinée a prise et les efforts que son peuple voudrait déployer pour le développement du pays et le bien-être de toute la population.
 La CEDEAO ne peut pas être indifférente à la consolidation de la paix et la sécurité en Guinée.
Les conseils, les propositions et recommandations, malgré leurs origines, leurs fondements et qualités, ne doivent pas être imposés à un pays par quiconque. Evidemment, il y a des idées et des expériences d’ailleurs qui peuvent nourrir et enrichir notre délibération, notre dialogue et notre planning. La solution, en fin de compte, serait propre au peuple guinéen. Voilà le souhait de la CEDEAO.
En conclusion, la Guinée peut tirer des leçons de son illustre passé et ses expériences récentes. Pourtant, elle peut aussi éviter le danger de s’attacher trop à son ombre. Un oiseau perché au sommet d’un arbre et qui s’absorbe à admirer son ombre y restera longtemps. Cependant, pour qu’il gagne l’altitude, se voit obligé d’abandonner son ombre. Ce dialogue, j’en suis persuadé nous montrera une voie nouvelle pour actualiser les bons rêves de l’indépendance et de nos aspirations actuelles. Selon un illustre leader africain très respecté, feu Président Houphouët Boigny de la Côte d’Ivoire : « Ce n’est pas la coquille de l’indépendance qui compte ; ce sont les contenus : les contenus économiques, les contenus sociaux et les contenus humains. » (1958)
Au nom du Président de la commission de la CEDEAO , S.E Dr Mohamed Ibn CHAMBAS, je vous souhaite plein succès.
A.Foulah Diallo L'intervention de son excellence, Ainah Edward, ambassadeur de la CEDEAO en Guinée
« Ce n’est pas la coquille de l’indépendance qui compte ; ce sont les contenus : les contenus économiques, les contenus sociaux et les contenus humains>>
L'organisation des  journées nationales de dialogue et d'initiatives,  du 12 au 14 août à Conakry a été une occasion pour l’ambassadeur de la CEDEAO en Guinée, son excellence Ainah Edward d'interpeller les autorités Guinéennes sur les différents sujets concernant la quiètude sociale, la bonne gouvernance, la misère qui terrasse la plupart des pays africains.

A.Foulah Diallo



Dernière mise à jour : 18-08-2008 19:56

   
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