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L'ancien premier ministre guinéen sommé de quitter la résidence ministérielle de Dixinn

Dans une lettre (dont GUINEE24 affirme détenir une copie) adressée à l’ancien premier ministre guinéen, Elhadj Cellou Dalein Diallo, devenu nouveau Président de l'UFDG , la présidence de la République qui gère le patrimoine bâti, somme Cellou Dalein de libérer la résidence de Dixinn qu'il a intégré en tant que membre de gouvernement du régime en place.  


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La cote de popularité de Me Wade est en train de chuter

Accompagné du Premier ministre et de quelques membres du gouvernement, le président de la République était venu rendre visite aux jeunes de la banlieue, amenant par devers lui une mallette de promesses , afin de leur trouver des emplois. Après son discours , et au moment où il s’apprêtait à entrer dans son véhicule pour prendre le chemin du retour, un homme profitant de la bousculade a voulu attenter à la vie de Me Wade. Heureusement pour lui, la vigilance de la garde rapprochée a fini par faire le reste, constate à Dakar un confrère Sénégalais.    


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Racistes anti-nègres de tous les pays, unissez-vous !

Dès que la victoire de Barack OBAMA à la course à la Maison Blanche est apparue très probable, une véritable « Obamania » s’est emparée des masses africaines et même d’autres, aux quatre coins du monde. On a vu fleurir partout des affiches, des tee-shorts et autres gadgets, à l’effigie du candidat démocrate à la présidence de l’Etat le plus puissant du monde. La fièvre a pris à certains endroits, des allures messianiques, tournant parfois au délire. A la victoire de celui sur lequel le cow-boy le plus audacieux n’aurait pas parié un seul dollar il y a à peine six mois, tous les analystes sont unanimes à considérer qu’il s’agissait d’un événement historique, de portée mondiale.
A ce titre, nous sommes bien évidemment interpellés, pour comprendre le sens de cette victoire et formuler nos souhaits pour l’avenir.


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L'UPR sanctionne des parlementaires qui ont rejoint l'UFDG

Les députés UPR qui ont suivi Cellou Dalein Diallo à l'UFDG viennent de perdre des privilèges à l'Assemblée nationale. Les victimes en question ont été remplacées purement et simplement à la tête des commissions qu'elles dirigeaient au nom de l'opposition parlementaire. 


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Quand le leader du RPG bouffonne à répétition sur le net.

Alpha Condé, le kleptocrate du RPG, ressemble plus maintenant à une vieille peau de chagrin qu'à un compétiteur politique pour la quête du trône au bled.  


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Un ancien Premier ministre guinéen exclut la candidature de Conté en 2010

Conakry, Guinée - Un ancien Premier ministre guinéen, Cellou Dalein Diallo, président de l'Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition) s'est déclaré "convaincu", lundi à Conakry, que le président Lansana Conté (au pouvoir) ne sera pas candidat à sa propre succession lors de l'élection présidentielle de 2010.


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Nation Tribale et nécessité d’une Nation civique
 

Avec le soutien de la Mairie d’Aubervilliers, l'Association AUR Guinée, une ong de droit français basée à Paris organise un forum sur le cinquantenaire de l'indépendance du  pays de Lansana Conté, Cette rencontre d'échange prévue pour le dimanche 7 décembre 2008 aura lieu à L’Espace Fraternité à Aubervilliers 10-12 rue de la gare 93300 AUBERVILLIERS de 14 heures à 22 heures.


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Compte-rendu de la session du conseil ordinaire des ministres

La session du conseil ordinaire des ministres s’est tenue ce jeudi 13 novembre 2008 de 10h 15 à 16h05 dans la salle des conseils des ministres de la présidence de la République, sous la direction du premier ministre, chef du gouvernement, Dr Ahmed Tidiane Souaré, a rapporté le ministre de la Communication et des NTI, porte-parole du gouvernement, M. Tibou Kamara.

Les points suivants étaient inscrits à l’ordre du jour :


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Compte rendu du conseil ordinaire des ministres du jeudi 6 novembre 2008

La session ordinaire du conseil des ministres s’est tenue ce jeudi 6 novembre 2008 dans la salle des conseils des ministres de la présidence de la République de 10h25 à 15h38 sous la présidence du premier ministre, chef du gouvernement, Dr Ahmed Tidiane Souaré, a rapporté le ministre de la Communication et des NTI, porte-parole du gouvernement, M. Tibou Kamara.

Selon lui, les points suivants étaient à l’ordre du jour de la session :

1- Communications


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Cameroun:Obama fêté comme un messie

(Syfia Cameroun) Veillée électorale, scènes de liesse dans les rues : l'élection de Barack Obama a été vécue par les jeunes de Douala comme la venue d'un messie qui va délivrer l'Afrique. Le drapeau américain a même flotté dans les rues.


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Un bail emphytéotique sur le dos de l’Etat guinéen

Un marché de gré à gré, conclu depuis le 23 octobre 2006 entre l’Etat guinéen et une société fantôme de tourisme de la région, place les installations de l’hôtel du tourisme de Labé, bâti sur une superficie de 9.354, 25 mètres carrés sous bail emphytéotique pour une durée de 25 années entières et consécutives.


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La tenue des élections législatives pour une autre date !

Le président de la Commission électorale nationale indépendante "CENI" , M.Ben Sékou Sylla, a annoncé la semaine dernière le report de la date des élections législatives pour mars 2009. Forces est de reconnaître que ces élections étaient prévues auparavant pour la fin de l'année 2008. Toute chose qui est pratiquement impossible, si on sait que rien est prêt. Car, les préparatifs font énomément défaut.


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L'UFDG enregistre la troisième vague d'adhésion des membres fondateurs de l'UPR  !


Le parti de l'Union des Forces Démocratiques de Guinée '' UFDG'' a reçu, lors du meeting du samedi 18 octobre 2008, la visite d'une importante délégation des anciens membres fondateurs de l'UPR de  feu Siradiou Diallo.

Force est de reconnaître que ces nouveaux adhérents de l'UFDG étaient tous des grandes personnalités de l'UPR d'où la crème même de ce parti qui a connu depuis belle lurette une crise qui se passe de commentaires. L'autre grand évènement de ce meeting du samedi constitue l'adhésion de l'ancien garde du corps du professeur Alpha Condé, Président de RPG 


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Narcotrafic ou narco-Etat ? L'OPPOSITION guinéenne tire la sonnette d'alarme, et réclame des élections démocratiques

Il y a un demi-siècle, en octobre 1958, que la Guinée disait « non » au général de Gaulle, qui proposait un accord d’association à tous les pays d’Afrique francophone. Sous la houlette du président Sékou Touré, ce pays  prenait alors la tête des Etats progressistes africains, mais allait le payer cher, étant pratiquement coupée de toutes les aides occidentales.


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NFD sur la célébration de l’An 50 de l’Indépendance de la Guinée


 Chers Compatriotes,
Le 2 octobre 2008 marque le cinquantenaire de l’indépendance de notre pays et la naissance de la République de Guinée. A cette occasion, notre formation politique, les Nouvelles Forces Démocratiques (NFD) félicite le vaillant et courageux peuple de Guinée et souhaite joyeux anniversaire à la Nation toute entière. Aussi, NFD profite de cet anniversaire pour faire un état des lieux au terme de 50 années de souveraineté nationale et engage une réflexion sur l’avenir du pays.


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Décret Présidentiel :Limogeage des deux ministres

Un décret présidentiel enlevant les ministres de l’Economie et des Finances, M. Ousmane Doré et celui de la sécurité  et protection civile, M.Damba, ainsi que les deux Gouverneurs des Régions de Conakry, M.Malick Sankon qui a été remplacé parSoriba Sorel Camaraet celui de Boké, remplacé par Nawa Damey  vient d’être publié sur les ondes de la Radio Télévision Guinéenne, ce mardi 13 octobre 2008 lors du grand journal.


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Politique: Le symposium Mines Guinée “SMG 2008” approche à grands pas!

En prélude à l'organisation du symposium Mines Guinée “SMG 2008” qui se tiendra les 14 et 15 Octobre prochain à Conakry, la commission d'organisation a animé le mardi 7 octobre 2008 à 15 heures, une conférence de presse dans un hôtel de la place en présence des représentants des sociétés minières de la place. Histoire d'informer la presse nationale et internationale sur le niveau d'avancement des préparatifs du symposium.


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Kouyaté, invité vedette,  déchaîne les passions au stade de Koumassi

kouyate.jpgEntamées le vendredi dernier à l’initiative de la Coordination de la société civile en partenariat avec le FALKAP, les festivités du Cinquantenaire de la Guinée ont connu leur apothéose dimanche, 5 octobre 2008, au stade municipal de Koumassi par un match de gala de football. Ce, en présence de deux invités de taille : le Premier ministre Lansana Kouyaté et son épouse, Hadja Kouyaté Fanta Condé.


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Le Vice Président de la commission d'organisation fait le bilan!

mustafanaite.jpgLe 2 octobre dernier, la Guinée a célébré les 50 ans de sa souverainté nationale dans une réussite incommensurable à la Guinéenne, bien entendu. Sur un montant de dix sept milliards de francs Guinéens, '' 17.000.000.000 GNF) reçu, les activités du cinquantenaire de la Guinée sont en train d'être exécutées à un rythme géomètrique, a précisé le vice président de la commission d'organisation de ce cinquantenaire, M.Moustapha Naité devant les journalistes de la presse en ligne, ce jeudi 8 octobre 2008 à son bureau, sis au cyber Mouna Internet.


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Le président de l’UPR  anime une conférence de presse !

« L’UPR est un parti qui ne se dérobe pas, on privilège l’action qu’à la parole ! ». 
 
bahousmane.jpgLe Président de l’Union pour le Progrès et le Renouveau ‘’UPR’’, Elhadj Bah Ousmane, a animé une conférence de presse, ce mardi 7 octobre 2008 au siège de ce parti, sis à la Minière. Histoire pour  le président de ce parti d’aborder avec les journalistes tous les points qui concernent la vie, le fonctionnement, la crise qui a secoué un moment l’UPR avec cette vague de dissidences, etc.


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djeli_mori.jpgArtistes de Guinée : Mory Djeli Deen Kouyate

 Encore de la musique du pays. Ce mois avec PMory Djeli Deen Kouyate.

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Human Rights Watch écrit au premier ministre guinéen Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
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Ecrit par Idrissa DIALLO, le 14-08-2008 14:06

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Publié dans : Actualités, Politique



Human Rights Watch écrit au premier ministre guinéen

Ce matin Human Rights Watch a rendu publique une lettre adressée au Premier ministre Ahmed Tidiane Souaré concernant l’inaction persistante du gouvernement face aux graves atteintes aux droits humains commises en Guinée. L'intégralité de la lettre.

Monsieur le Premier ministre,  
 
Nous nous adressons à vous par cette lettre ouverte en tant que chef du gouvernement guinéen nouvellement formé, afin d’exprimer notre vive préoccupation au sujet de l’inaction persistante de votre gouvernement face aux graves atteintes aux droits humains commises en Guinée.

Du fait que les atteintes aux droits humains ont un impact d’une telle gravité sur les vies des citoyens guinéens, nous estimons que l’amélioration du bilan de la Guinée en matière de droits humains devrait être au rang des premières priorités de votre gouvernement. Nous vous écrivons donc pour vous exhorter à exercer courageusement votre autorité en prenant immédiatement des mesures pour résoudre quatre des problèmes les plus aigus de la Guinée en matière de droits humains :

  1. L’incapacité à rendre opérationnelle la commission d’enquête indépendante ayant autorité pour enquêter et engager des poursuites contre les auteurs des atteintes aux droits humains qui se sont produites massivement au cours de la grève générale de janvier et février 2007.
  2. L’incapacité à agir pour empêcher la police de torturer les suspects, par exemple en enquêtant et en poursuivant les responsables de ces actes.
  3. L’incapacité à améliorer les conditions régnant dans les prisons guinéennes, qui sont uniformément très en-dessous des normes internationales.
  4. L’incapacité à créer des protections suffisantes contre le travail des enfants, le trafic d’enfants et la maltraitance des enfants.

Vous trouverez ci-joint trois rapports portant sur ces questions et qui ont été élaborés par Human Rights Watch. Ces rapports sont le fruit d’enquêtes approfondies menées sur le terrain, et ils s’appuient sur des centaines d’entretiens menés avec des membres du gouvernement guinéen et des membres de la société civile, ainsi qu’auprès de victimes et de témoins oculaires de violations des droits humains. Ils contiennent des recommandations spécifiques conçues pour faire face aux problèmes exposés ci-dessous.  
 
 
Commission d’enquête indépendante  
 
En avril 2007, Human Rights Watch a publié un rapport portant sur les violations des droits humains commises par les forces de sécurité pendant la grève de janvier et février 2007, et intitulé : Mourir pour le changement — Les forces de sécurité guinéennes répondent par la brutalité et la répression à une grève générale. Ce rapport s’appuie sur une enquête intensive menée par les chercheurs de Human Rights Watch de janvier à mars 2007, et il fournit des compte-rendus détaillés des atteintes aux droits humains largement répandues commises par des membres de l’armée, de la police et de la gendarmerie, telles que le meurtre, le viol, l’agression et le vol.  
 
Le rapport contient aussi des recommandations détaillées à votre gouvernement, par exemple la création immédiate d’une commission d’enquête indépendante. Un exemplaire de ce rapport a été envoyé au Premier ministre Kouyaté à la fin du mois d’avril 2007, et nous le joignons ici pour votre information.  
 
Dans les mois qui ont suivi la publication de Mourir pour le changement, nous avons noté avec une profonde satisfaction l’adoption par l’Assemblée Nationale d’une loi ordonnant la création d’une commission d’enquête indépendante, parallèlement à l’entrée en fonction de 19 membres de commission ainsi que de 30 policiers et gendarmes chargés de faire avancer le travail considérable de la commission.  
 
Nous voudrions toutefois exprimer notre totale déception quant au fait que plus d’un an après sa création officielle par l’Assemblée Nationale, la commission d’enquête n’est toujours pas opérationnelle. Human Rights Watch est préoccupée que des retards répétés ne puissent que créer des obstacles pour la capacité de la commission à remplir la tâche qui lui a été confiée, tandis que les preuves refroidissent et que les souvenirs perdent leur fraicheur au fil du temps.  
 
Pendant ce temps, les membres des forces de sécurité et de défense responsables d’atteintes aux droits humains qui n’ont même pas encore été interrogés ne peuvent que se sentir encouragés. Nous avons reçu des informations selon lesquelles même depuis la fin de la grève, certaines des unités des forces de sécurité les plus impliquées dans ces exactions, la Garde présidentielle ou les Bérets rouges, ont continué à commettre des exactions, y compris des meurtres, en totale impunité. Les risques que représentent l’indiscipline et l’impunité de la part des forces de sécurité tant pour la sécurité des citoyens guinéens que pour la stabilité du gouvernement lui-même ont été clairement démontrés au mois de mai de cette année, au cours de la mutinerie de soldats réclamant le paiement de leur solde lorsque des soldats ont tiré des coups de feu sans tenir aucun compte de la sécurité des civils, ont pris en otage un officier supérieur, et ont pillé des magasins.  
 
Le gouvernement guinéen a des obligations légales au regard de plusieurs traités africains et internationaux en matière de droits humains, par exemple le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui l’obligent à respecter le droit à la vie, le droit à l’intégrité physique, le droit à la liberté et à la sûreté de la personne, et les libertés d’expression, d’association et d’assemblée. Sur la base des enquêtes détaillées menées par Human Rights Watch de janvier à mars 2007, nous devons conclure que ces obligations ont été largement violées par les forces de sécurité guinéennes dans leur réaction à la grève.  
 
La Guinée a maintenant une obligation au regard du droit international de mener une enquête indépendante et approfondie sur les atteintes aux droits humains perpétrées par les forces de sécurité et par d’autres auteurs, suivie de poursuites judiciaires, en accord avec les normes internationales. Nous vous exhortons donc à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que les obligations de la Guinée au regard du droit international sont respectées, en particulier en vous assurant que la commission d’enquête indépendante dispose de fonds suffisants pour commencer son travail immédiatement, et que des protections sont mises en place pour protéger aussi bien les membres de la commission que les témoins.  
 
 
Actes de tortures couramment pratiqués par la police sur des détenus  
 
En août 2006, Human Rights Watch a publié un rapport intitulé Le côté pervers des choses —Torture, conditions de détention inadaptées et usage excessif de la force de la part des forces de sécurité guinéennes, portant sur les conditions de détention inacceptables à la Maison Centrale de Conakry, et sur les actes de torture pratiqués régulièrement sur des suspects détenus par la police.  
 
Au cours des recherches sur lesquelles s’appuie ce rapport, Human Rights Watch s’est entretenu avec 35 personnes, dont de nombreux enfants, qui ont fait des récits détaillés et cohérents des mauvais traitements et des tortures infligées par des policiers alors qu’ils se trouvaient en garde à vue. Beaucoup de ces personnes mentionnent que pendant les interrogatoires de la police, elles étaient attachées avec des cordes et frappées par les policiers jusqu’à ce qu’elles acceptent d‘avouer le délit dont elles étaient accusées. Toutes les personnes avec lesquelles Human Rights Watch s’est entretenu présentaient sur le corps des cicatrices pratiquement identiques, dont elles ont dit qu’elles provenaient des tortures infligées par la police au cours des interrogatoires. Vous trouverez dans le rapport des photos illustrant des exemples de ces cicatrices.  
 
La Guinée est un Etat partie à la Convention des Nations Unies contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants et au Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Le gouvernement guinéen à l’obligation d’enquêter sur ces violations, de juger leurs auteurs et de faire cesser de telles pratiques de la part des agents de la police et de l’Etat.  
 
Malgré cela, nous ne sommes au courant d’aucun exemple, que ce soit avant ou après la publication de notre rapport, d’un policier ayant fait l’objet d’une enquête pour des actes de torture, encore moins ayant été sanctionné ou traduit en justice pour mauvais traitements contre des détenus. Au même moment, il y a des signalements cohérents et fiables selon lesquels des mauvais traitements et des actes de torture de suspects continuent à ce jour, y compris la torture de mineurs. Des policiers identifiés régulièrement comme des tortionnaires par des détenus que nous avons interrogés continuent à occuper les mêmes fonctions qu’il y a deux ans.  
 
Human Rights Watch estime que mettre un terme à l’impunité pour les violations des droits humains est essentiel si l’on doit garantir les droits fondamentaux des Guinéens, et nous vous exhortons à créer une commission spéciale chargée de mener une enquête immédiate sur les actes de torture commis par la police, avec le pouvoir de désigner des individus pour qu’ils soient sanctionnés et poursuivis. De plus, nous recommandons aussi que votre gouvernement examine attentivement, et modifie au besoin, le programme de formation destiné à la police et autres forces de sécurité afin d’assurer une formation complète sur les questions de droits humains, comportant des techniques d’interrogatoire appropriées et légales et un usage approprié de la force respectant les normes internationales en matière de droits humains.  
 
 
Conditions de détention gravement inadaptées  
 
En plus des actes de torture commis par la police, notre rapport d’août 2006 Le côté pervers des choses documente les conditions régnant dans le système carcéral guinéen détérioré et miné par les exactions. Notre recherche a révélé de graves carences, en particulier le surpeuplement et la malnutrition, conditions qui n’ont guère changé depuis la publication du rapport. Les gardiens de prison non payés continuent à extorquer de l’argent aux prisonniers et à leurs familles, exacerbant les problèmes de faim et de malnutrition.  
 
La situation des prisonniers les plus vulnérables entre tous, les enfants de moins de 18 ans, reste alarmante. Le surpeuplement est un problème chronique, les enfants ne sont pas séparés des adultes dans beaucoup de cas, en violation des normes internationales, et des cas de malnutrition sévère continuent à se produire.  
 
La grande majorité des personnes détenues dans le système carcéral guinéen n’ont encore été inculpées d’aucun délit. Beaucoup croupissent dans des cellules exigües où elles sont confrontées à la faim, à la maladie, et parfois à la mort, avant d’être jugées ou libérées. La détention préventive prolongée et les problèmes de surpeuplement qu’elle crée sont dus en grande partie à l’incapacité des tribunaux guinéens de siéger avec une fréquence respectant le droit international, qui prévoit le droit à un procès dans un délai raisonnable.  
 
Monsieur le Premier ministre, nous estimons que c’est en garantissant les droits humains fondamentaux des Guinéens les plus vulnérables que les droits de tous sont garantis. Nous vous exhortons donc à vous rendre personnellement dans les prisons de Guinée pour constater par vous-même la situation, à rencontrer des membres de la société civile locale qui œuvrent pour l’amélioration des conditions de détention, et à charger des membres de votre gouvernement de s’assurer que les conditions de détention sont mises en conformité avec les normes internationales le plus tôt possible.  
 
 
Travail des enfants, trafic des enfants et maltraitance  
 
En juin 2007, Human Rights Watch a publié Au bas de l’échelle — Exploitation et maltraitance des filles travaillant comme domestiques en Guinée. Ce rapport documente les graves exactions subies par des dizaines de milliers d’enfants travailleurs domestiques en Guinée, qui travaillent jusqu’à 18 heures par jour sans être payés, sont fréquemment battus et maltraités physiquement par leurs employeurs, et sont l’objet de harcèlement et d’abus sexuels. En dépit de cette situation, il est souvent difficile pour les enfants travailleurs domestiques de quitter les familles qui les emploient car ils ne peuvent pas joindre leurs parents et ils n’ont nulle part où aller ; ces filles vivent dans des conditions équivalant à l’esclavage.  
 
Si la plupart des travailleurs domestiques sont Guinéens, d’autres viennent du Mali, de Sierra Leone et d’autres pays de la région ; certains sont l’objet de trafic depuis ces pays voisins ou à l’intérieur même de la Guinée. Il n’existe pas de système de protection de l’enfance pour garantir un contrôle régulier du bien-être des enfants et, si nécessaire, pour permettre qu’ils soient retirés des maisons où ils sont maltraités.  
 
Si le gouvernement guinéen a pris certaines mesures pour mettre un terme au trafic et à la maltraitance des enfants, menant des enquêtes sérieuses dans quelques cas, il y a eu jusqu’ici peu de poursuites judiciaires engagées, et les adultes peuvent toujours commettre des abus contre des enfants avec une impunité de fait.  
 
S’agissant de solutions, l’accès à l’éducation pour les filles est une priorité particulière. La Guinée est un Etat partie à la Convention des droits de l’enfant et à d’autres accords importants portant sur les droits des enfants. Au regard du droit guinéen, les enfants ont droit à l’éducation et la scolarisation dans l’enseignement primaire est obligatoire. Néanmoins, aucune stratégie n’a été mise en place pour parvenir jusqu’aux groupes d’enfants vulnérables, comme les enfants travailleurs domestiques, d’autres enfants travailleurs, ou les orphelins. Nous notons à cet égard que dans le contexte du Programme guinéen du Secteur de l’éducation, la Banque mondiale, l’Allemagne et la France se sont engagés à hauteur de 165 millions d’USD environ.  
 
Human Rights Watch estime que votre gouvernement devrait prendre des mesures immédiates et urgentes pour faire cesser l’exploitation, le trafic et la maltraitance des enfants. En particulier, nous vous exhortons à prendre des mesures pour créer un système de protection de l’enfance opérationnel, pour garantir que les abus commis à l’encontre des enfants font l’objet de poursuites en accord avec le droit international, et pour concevoir et mettre en place une stratégie permettant d’améliorer l’accès à l’éducation pour les filles, en particulier celles qui travaillent comme domestiques, et d’autres groupes vulnérables.  
 
 
Conclusion  
 
Monsieur le Premier ministre, alors que les préparatifs sont en cours pour la célébration du 50ème anniversaire de l’indépendance de la Guinée, nous pensons que vous serez d’accord qu’il y a encore beaucoup à faire pour garantir un avenir juste et plus équitable aux citoyens guinéens. Au cours des 50 dernières années, les violations des droits humains ont été un obstacle majeur à la construction de l’Etat de droit et d’une Guinée stable et plus prospère. Il n’y a pas à notre avis de meilleure façon de marquer cette occasion historique que de faire la preuve d’un engagement à mettre un terme à l’impunité qui a permis aux exactions de se poursuivre sans répit.  
 
Si la récente création d’un Observatoire national des Droits de l’homme est un pas dans la bonne direction, la résolution des problèmes évoqués ci-dessus exigera l’engagement durable du gouvernement dans son ensemble. A cette fin, nous vous exhortons encore une fois à prendre toutes les mesures nécessaires pour garantir que la commission d’enquête sur les exactions largement répandues de janvier et février 2007 dispose des ressources nécessaires pour commencer à fonctionner sans plus tarder ; qu’une enquête sur les tortures infligées par la police aux suspects commence immédiatement ; que des mesures soient prises pour mettre les conditions de détention en conformité avec les normes internationales ; et que le gouvernement mette en place des mesures pour garantir l’accès à l’éducation et à un système adéquat de protection de l’enfance en Guinée.  
 
Human Rights Watch se tient prêt à soutenir les efforts de votre gouvernement pour renforcer l’Etat de droit et pour garantir que les coupables rendent des comptes pour les atteintes aux droits humains. Si vous-même, ou un membre de votre gouvernement, souhaitez d’autres informations sur Human Rights Watch ou sur notre travail en Guinée, notre Directrice de projet pour l’Afrique de l’Ouest, Mme Corinne Dufka, est joignable au +221.33.820.6125 et elle se fera un plaisir de répondre à toutes vos questions.  
 
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Premier ministre, l’expression de notre très haute considération.  
 
Georgette Gagnon  
Directrice exécutive, Division Afrique  
Human Rights Watch  
 
Corinne Dufka  
Directrice de projet pour l’Afrique de l’Ouest  
Human Rights Watch



Dernière mise à jour : 15-08-2008 11:21

   
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SORTIE DE LIVRE

 Sortie du livre: La Guinée face à la mondialisation

Derrière ce livre sur la Guinée face à la mondialisation se profile en toile de fond une question : quelle place à accorder à la mondialisation en Guinée ? En effet, pendant longtemps a dominé une vision romantique de la mondialisation, un phénomène qui devait être la panacée à tous les problèmes rencontrés par des pays comme la Guinée. Or, à la lumière des faits, tel n'a pas été le cas.

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Programme Canadien de Bourses de la Francophonie (PCBF)

Programme Canadien de Bourses de la Francophonie (PCBF)

canada.gifL’Ambassade du Canada au Sénégal a le plaisir d’annoncer le lancement de la campagne en Guinée du recrutement de candidats pour les bourses de l’Année Scolaire 2009/2010 du Programme Canadien de Bourses de la Francophonie (PCBF).
Le but du programme est de mettre à la disposition des pays en voie de développement membres de la Francophonie, des bourses permettant de faire des études au Canada.

Les personnes désireuses de soumettre leur candidature sont priées de se présenter auprès de la réception du Bureau d’Appui à la Coopération Canadienne (BACC) pour s’enregistrer et retirer les formulaires de candidature ainsi que tous les autres documents y afférents.  

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